|
Groupe
Scolaire de Campostal-Gouarec
|
Collège-Lycée
Classes Préparatoires Filière SMS |
|
|
5 Place du Bourg Coz
22110 Rostrenen Tél : 02.96.29.00.34 ; 4 Rue Saint Gilles 22570
Gouarec Tél : 02.96.24.90.01
|
||
A ce même moment, au petit séminaire de PLOUGERNEVEL, le nombre d'élèves, internes et demi-pensionnaires, devait dépasser les 400. L'établissement comportait alors une école primaire qui, au fil des années, s'ouvrait de plus en plus à des jeunes qui n'avaient pas la vocation religieuse.
Au dehors les persécutions font rages. La laïcisation à outrance frappe tout autour du pensionnat.
Le 27 avril 1906, la Supérieure de GOUAREC soumet le
projet d'ouvrir dans le pensionnat un cours d'Apprentissage Ménager
qui permettrait, l'uvre scolaire interdite, de conserver les grands
élèves et de parer au déficit qui allait inévitablement
se produire dans le budget du fait de la fermeture des classes. Cette école
ménagère serait dirigées par 2 anciennes élèves
: Jeanne Quilgars et J.M. Courtois que la Communauté enverrait suivre
des cours de l'Institut Normal Ménager à Paris.
Au mois d'août, après la visite de la directrice de l'Institut
Normal Ménager de Paris et sur ses insistances, 4 surs sont envoyées
à Paris pour suivre les cours.
Les locaux destinés au cours furent aménagés et à
la rentrée d'octobre 12 grandes élèves les suivirent.

Le petit séminaire de Plouguernével
Suite à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905,
le séminaire de Plouguernevel et les fermes lui appartenant devinrent
propriété de l'Etat et malgré les importantes résistances,
le 19 décembre 1906, le supérieur, les professeurs et les élèves
sont expulsés des locaux et dispersés par la force publique.
En 1907, la communauté de GOUAREC vit dans l'angoisse.
Les décrets de fermeture faisaient chaque jour de nouvelles victimes.
Du moins l'Ecole Ménagère échappait à ces lois.
De grandes jeunes filles d'un peu partout demandèrent à suivre
les cours. Fut créé, pour elles, le mois ménager. Elles
venaient tous les jeudis durant quelques mois, parcouraient le programme en
16 leçons.
Le 6 juin 1908 Clémenceau signe l'arrêté
ordonnant la fermeture du pensionnat en exécution de la loi Combes
du 7 juillet 1904 ainsi conçue : " l'enseignement de tout ordre
et de toute nature est interdit en France aux congrégations ".
Le 7 juin 1908, la Mère Supérieure recevait officiellement l'arrêt
de fermeture des classes. Les 200 élèves quittent définitivement
leur école. Seul subsiste l'Ecole Ménagère qui échappait,
elle, aux lois.
A la fin de septembre l'un des préaux du Pensionnat, devenant inoccupé
par suite de fermeture de classe, est transformé en salle de repassage
et lessivage pour les cours ménagers.