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Groupe
Scolaire de Campostal-Gouarec
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Collège-Lycée
Classes Préparatoires Filière SMS |
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5 Place du Bourg Coz
22110 Rostrenen Tél : 02.96.29.00.34 ; 4 Rue Saint Gilles 22570
Gouarec Tél : 02.96.24.90.01
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Histoire de Rostrenen Par Gérard Corlay
Nous allons vous conter l'histoire
d'une petite ville nichée au coeur de l'Argoat, en plein coeur de la
Bretagne : Rostrenen.
"Des mégalithes, encore des mégalithes !!"
-Faut-il donc faire remonter le premier rostrenois à l'époque
préhistorique ?
- Pourquoi pas !
Au cours des premiers siècles nos ancêtres ont vu passer les
Celtes, puis les prestigieuses légions romaines transitant vers Carhaix.
Peut-être y eut-il quelques irréductibles gaulois qui tentèrent
de les stopper ! Aujourd'hui, nul ne le sait !
Mais c'est à l'époque
médiévale que commence véritablement l'histoire
de notre cité. Reportons nous alors, 13 siècles en arrière,
au 7è siècle de notre ère, et, imaginons quelques instants
un Baron vivant dans un modeste château de bois, à l'emplacement
de l'actuelle école de musique ! Difficile n'est-ce pas ?
Mais attention, ces Barons légendaires du Haut Moyen-Age, même
s'ils vivaient dans une région quelque peu reculée, n'étaient
tout de même pas n'importe qui ! RIWALON
ne fut-il pas Chambellan du Roi de Bretagne, et Guillaume
DE ROSTRENEN, connétable sous Louis Le Débonnaire !
Enfin, quoiqu'il en soit de ces périodes incertaines, la légende,
si s'en est une, est belle.
Revenons à notre baronnie de Rostrenen. Au
11è siècle, elle est parfaitement attestée. Nul
ne peut aujourd'hui la remettre en cause. Par contre s'en est fini du château
de bois. En 1068, se dresse à sa place, une forteresse imprenable.
Est-il encore possible d'imaginer le baron et sa cour, festoyant, guerroyant
et chassant dans les forêts alentours !!
Mais, ne vous y trompez pas, ces fiers rostrenois dont on ne parle plus, furent
tout au long du Moyen-Age, de preux et vaillants chevaliers. Jugez-en par
vous même :
-Au 13è siècle, Geoffroy de Rostrenen
prend part à la dernière croisade de St Louis
-Au 14è siècle, le Baron Pierre VI
combat aux côtés du Duguesclin,
et, le 2 octobre 1370, il est présent lorsque celui-ci reçoit
son épée du Connétable de France.
Et que dire de cet épisode fantastique ? : nous étions le 18è
jour du mois de juin 1429 ; Jeanne d'Arc et le
Connétable de Richemond hésitaient à livrer bataille
aux anglais devant le ville de Patay. Alors, le Baron
Pierre VIII de Rostrenen, lieutenant des armées, dit à
Richemond :
"Monseigneur, si vous levez votre étendard, tout le monde vous
suivra"
Aussitôt dit, aussitôt fait... et ce fut le signal : les bretons
suivirent et, Jeanne d'Arc, à son tour, entraîna les français
pour une victoire mémorable.
Mais un jour, ce qui devait arriver, arriva :
Nous sommes dans les années 1590, pendant les
guerres de la Ligue. Villes et châteaux subissent les assauts
répétés, et, le plat pays est livré à une
soldatesque déchaînée. Et Rostrenen n'échappe pas
à la règle. Le château subit 4 sièges en 3 ans
avant d'être pris par le Duc de Mercoeur
qui y mettra le feu en 1592. C'en était fini des rêves de nos
fiers chevaliers..
| Tout au long du Moyen-Age la
vie rostrenoise s'était développée autour du fameux
château. La bourgade se couvrait petit à petit de maisons
de bois construites à l'abri du donjon. C'est dans ce contexte urbain, banal, qu'un jour de décembre 1300, à quelques pas des douves de la forteresse, un fait prodigieux attira l'attention de la population : un rosier venait de se couvrir de fleurs, en décembre, en plein coeur de l'hiver. Un habitant, sans doute plus hardi que les autres, entreprit de creuser aux alentours du merveilleux rosier. Et là, il découvrit une statue de la Vierge, sculptée dans un coeur de chêne. Immédiatement la nouvelle se répand dans la bourgade, au château du Baronet dans les paroisses du voisinage. Sans perdre de temps, le buste de Notre Dame est transféré en la Chapelle Seigneuriale, toute proche. |
BUSTE
DE NOTRE-DAME
Vers le XIVe siècle Bois de chêne - hauteur 40 cm
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Les années passent... les miracles se succèdent...
les pèlerins accourent maintenant de toute la Cornouaille. La renommée
du buste fait que la chapelle du Château est devenue bien trop petite
pour contenir les foules.
Le Baron de Rostrenen décide alors la construction d'une grande église.
A l'aube du 14è siècle, toute la
bourgade se met au travail : on creuse les fondations, les murs commencent
à s'élever, les cintres en bois sont préparés
pour recevoir les voûtes, les tailleurs de pierres terminent la flèche
de la croisée. Alors et alors seulement, le buste fut solennellement
transféré dans l'Église de Marie au milieu des cris de
joie d'une foule immense.
Un autre épisode a marqué l'histore de Notre Église :
nous sommes en 1483, lorsque le Baron Pierre IX demande
au Pape Sixte IV, de faire de l'Église une Collégiale.
Le Pape, alors occupé à faire édifier à Rome sa
chapelle vaticane ou "Chapelle Sixtine", accorda l'érection
de l'Église de Rostrenen en Collégiale sous le nom de Notre-Dame
du Roncier.
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LA
COLLÉGIALE
A l'origine cette église est la chapelle seigneuriale
attenante au château des barons de Rostrenen. Elle dépend
de la paroisse de Moëlou. Les armes en alliance de Jeanne de Rostrenen
et d'Alain VII, vicomte de Rohan, qui figurent sur l'édifice,
permettent de situer la construction de l'église dans la première
moitié de XIVe siècle . En 1483, à la demande de
Pierre IX, baron de Rostrenen, le pape Sixte IV accorde l'érection
de l'église seigneuriale en collégiale, Ronan de Coëtmeur,
frère du baron, en est le premier doyen. De 1886 à 1888,
l'église est restaurée sous l'épiscopat de Mgr
Bouché, né à Rostrenen en 1828 |
A la fin du Moyen-Age,
Rostrenen s'était développé.
Déjà, quelques petits nobles ruraux construisaient leurs manoirs
aux abords de la bourgade. Ainsi, le Sieur de Babillé, fit-il élevé
le Manoir de Campostal sur le lieu même
de l'ancienne place des tournois. Comme le bâtiment avait fière
allure avec sa tour, sa porte flamboyante et sa petite fenêtre rennaissance
!
Au 18è siècle,
comme toutes les villes anciennes, Rostrenen comptait aussi un bon nombre
de ces vénérables demeures avec "pignon sur rue",
qui, pour la plupart étaient encore construites en bois. Ces maisons,
implantées de manière anarchique, très rapprochées
les unes des autres, devenaient une proie facile aux atteintes du feu.
Or, un jour, un spectacle tragique s'offre à la petite ville : le vient
de se déclarer place du marché, et, malgré des efforts,
gagne du terrain et menace de tout anéantir...
"Au feu, au feu !!" tel est le cri mille fois répété.
Soudain, quelqu'un eut une inspiration sublime.
"Que l'on sorte la Vierge... Que Notre-Dame sauve sa cité !"
Le clergé se précipita alors à l'Église ; la foule
le suit, et, bientôt le buste miraculeux parcourt processionnellement
le quartier embrasé.
Alors, à mesure que passe la Madone, le feu s'éteint comme miraculeusement.