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Groupe
Scolaire de Campostal-Gouarec
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Collège-Lycée
Classes Préparatoires Filière SMS |
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5 Place du Bourg Coz
22110 Rostrenen Tél : 02.96.29.00.34 ; 4 Rue Saint Gilles 22570
Gouarec Tél : 02.96.24.90.01
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En 1788, à la veille de la Révolution, la région est peuplée de paysans vivant durement de leur travail. Rostrenen compte alors 800 âmes vivotant à l'ombre de la vieille Collégiale. Du haut de sa tour, on pouvait apercevoir cinq, six chapelles ruinées, une vieille bâtisse, le château de la Duchesse d'Elbeuf construit au début du siècle à l'emplacement de l'ancienne forteresse et laissé à l'abandon, des halles moyenâgeuses vétustes au milieu d'une place mal pavée, et, enfin, quelques maisons qui subsistent encore aujourd'hui. Le seul édifice qui retenait encore l'attention était le Manoir de Campostal, imposant par sa grandeur et son austérité.
C'est dans ce contexte que Rostrenen va vivre sa révolution.
Le 18 février 1790, Courtois, Maire de Rostrenen
prête serment de respecter la Constitution. Les événements
vont alors s'enchaîner : les archives paroissiales sont livrées
aux flammes ; l'Eglise est transformée en atelier salpêtre ;
et, un matin, ô stupeur, on vit 22 prêtres
du pays traverser la ville pour être enfermés à Campostal,
"en vertu des lois républicaines".
C'est en ces périodes troublées que vivait un rostrenois devenu
aujourd'hui célèbre : Olivier Perrin, peintre, auteur d'une
"Assomption" que l'on peut encore admirer dans notre collégiale.
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ASSOMPTION
DE LA VIERGE
Huile sur toile d'Olivier Perrin Cette toile est l'uvre d'Olivier
Perrin, né le 2 septembre 1761 à Rostrenen,
mort à Quimper le 14 décembre 1832. Il commence ses études
de dessin à Rennes avant de partir pour Paris, où il est
l'élève de Doyen. Puis il revient en Bretagne et enseigne
le dessin à Quimper. Il peint plusieurs tableaux pour des églises
de Bretagne. |
A la fin de l'époque Révolutionnaire, notre ville devint "chef-lieu de district" avec tribunal, gendarmerie et garde nationale.
Au 19è siècle, les rues de Rostrenen portent les noms de "Rue Étroite", "Rue Ste Catherine", "Rue St Jacques". Deux places attirent la population : la place du centre et celle du champ de foire. Rostrenen, à cette époque ne compte pas moins de 26 foires par an et un marché tous les mardis. On y vient de 4, 5 lieux à la ronde acheter du miel et des bestiaux.
Au milieu du siècle, arrive "l'industrie",
avec les premières fabriques de meubles Le style rostrenois s'impose
rapidement dans tout le département des Côtes du Nord (nom de
l'époque). Plus de 500 meubles par an sortent des ateliers, avant d'être
vendus, par catalogue, aux nombreux clients.
Sommet de la Révolution Industrielle locale,
1898, voit l'inauguration des premières lignes de chemin de fer "à
voie étroite" Carhaix-Rostrenen et Rostrenen-Quintin. Quelle aventure
pour nos aïeux de monter dans cette machine infernale et d'avaler les
kilomètres à toute vapeur !
L'histoire de notre petite ville ne s'arrête pas là : mais pour en connaître la suite, nous ne pouvons que vous conseiller d'interroger de temps en temps vos grand-pères, grand-mères et parents : ils sauront très certainement mieux que nous vous conter les heurts et bonheurs, bref, la vie, de leur bourgade tant aimée.
Et comme disait le poète Armand Robin : "Rostrenen pourrait ne pas être localisée sur cette planète, Rostrenen cependant serait là, en dépit de tout".
GC
Bibliographie :
Histoire
de Rostrenen - Jean Dutertre
Histoire de la Bretagne - Ed skolvreizh
Les 70 ans de Campostal - A Le Méhauté
Inventaire Général des Monuments Historiques
Notes sur l'histoire de Rostrenen - Jean Lody